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White Noise
soirée Synapse
Chapeau : « White Noise » est un documentaire sur le musicien Nicolas Ker, un film sur la musique, le travail de la musique, les rêves de la musique. Pousser à saturation les sons, les images et les voix. Faire danser les fantômes.
Date : jeudi 31 mars 2005 à 18h
Source : Ecole supérieure d'Arts de Rueil Malmaison (
http://www.earueil.com)
01 55 14 47 80 -
synapse@earueil.com
3, rue du Prince Eugène, 92500 Rueil-Malmaison
Accès RER A, Grande Arche de la Défense, puis bus 258 direction Saint Germain-en-Laye. Arrêt le Château
Rubrique : 2004-2005
Rubrique : 2004-2005
Rubrique : Evénements
forest02.jpg (crédits : olivier forest / titre : olivier forest / date : 31-03-2005 00:00:00 / )
du 31/03/2005 00:00 au 31/03/2005 00:00
Salle : Ecole supérieure d'arts de Rueil-Malmaison
3 rue du prince Eugène
01 55 47 14 80
Ecole
RER A, station Rueil-Malmaison, puis bus 244 (arrêt G. Couturier) et 258 (arrêt Château).
Métro 1 / RER A, La Défence, puis bus 258 direction St Germain en Laye (arrêt Château)
Rueil-Malmaison 92500 France (Ile-de-France)
Texte : -WHITE NOISE
OLIVIER FOREST
…
and her walkman started to meltWHITE NOISE__Au début des années 90, j’ai formé le groupe APE SEX avec Nicolas Ker. Il est chanteur et je suis guitariste ; c’est un couple classique du rock, c’est un couple classique de l’adolescence.
Mais le groupe finit par imploser et nous nous séparons. Sans vraiment nous fâcher, nos chemins divergent : Nicolas traverse sa saison en enfer, je rentre aux Beaux-arts. L’énergie brute et collective de la musique fait place à un travail plus réfléchi.
Je tourne des courts-métrages, Nicolas continue la musique et monte de nouveaux groupes. Quelques années passent.
Et puis cette année, je lui propose de venir le filmer, de l’enregistrer un après-midi chanter quelques-unes de ses chansons. Rapidement, le film se transforme, et je reviens régulièrement avec ma caméra pour suivre la composition d’un nouveau morceau. Cela déclenche quelque chose. Les évènements se précipitent pour Nicolas, qui enregistre et écrit plus que jamais et multiplie les collaborations.
Alors c’est sans doute l’occasion de plonger à nouveau dans le rock qui a marqué notre adolescence de façon indélébile, et dans la musique, qui continue d’être, d’une façon ou d’une autre, la pulsation principale de nos vies.
WHITE NOISE__le bruit blanc de la musique, des grandes discussions sur la musique, des rêves de musique. Et tout le chaos de sa mythologie, des fantômes, des spectres et des légendes.
Également en référence au disque du Velvet Underground, WHITE LIGHT/WHITE HEAT, qui a été un disque phare de notre adolescence.
We’ll jump in a river holding handsEntre les mois de mars et d’août 2004, je suis venu environ toutes les trois semaines filmer Nicolas au travail sur la musique - soit seul chez lui, soit en compagnie d’autres musiciens. Je le filme qui joue ses chansons, mais aussi en train de parler.
Je filme également trois concerts qu’il donne durant cette période.
Peut-être que ça ne se passe pas tout à fait par hasard : dans mes derniers travaux, c’est l’énergie de la musique qui refait surface et donne l’impulsion, bien plus que l’écriture ou l’aspect visuel.
I would like to write a song that would be pure joy.Le film est tourné en Dv, parfois en Hi8. Parfois même en VHS-C. Certaines images proviennent d’internet. Tout ça n’a finalement qu’une importance très relative.
WHITE NOISE est - doit être - un« petit film ». À la manière du DIY punk, à la manière des maquettes qu’on enregistrait sur un quatre-pistes à cassettes. Il doit garder quelque chose des « imperfections » du traitement analogique : résister à la compression, au lissage numérique.
La volonté de travailler vite, d’aller droit au but, sans trop s’embarrasser de scrupules techniques. D’être plus soucieux de l’énergie et de l’intensité que du reste.
Se saisir. Prendre en mains.
Et prendre la parole.
Même en chantant comme une casserole.
It’s the crown that you get for falling down.J’aimerais également qu’à travers ce film puisse apparaître, comme en filigrane, quelque chose de la vie urbaine à Paris en 2004.
À travers les grésillements et les images cabossées, le désordre des vies, à travers la musique de Nicolas, je crois qu’il y a quelque chose qui parle, et qu’il y a quelque chose à entendre.
Hang the DJ, Hang the DJ« Musique, musique, mélodies, chaos, harmonies, c’est juste du sang qui coule dans les veines. Du sang qui coule parfois doucement, comme du ciment avant qu’il se fige. Parfois, il coule rapidement, comme une rivière déchaînée. Une rivière de sang ! »P. Doherty
Période traitée : 2005-03-31
Mots-clés : artiste, art contemporain, vidéo, arts visuels.
Inséré le : 02/02/2005 15:55
Liaison Document :
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Thèmes : vidéo,