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Conchita, une vie sans retouche.

Soirée Synapse

Date : Lundi 11 décembre à 18h

Source : Ecole supérieure d'Arts de Rueil Malmaison (http://www.earueil.com)
01 55 14 47 80 - synapse@earueil.com
3, rue du Prince Eugène, 92500 Rueil-Malmaison
Accès RER A, Grande Arche de la Défense, puis bus 258 direction Saint Germain-en-Laye. Arrêt le Château

Rubrique : 2006-2007

Camille VIROLLEAUD artiste

du 11/12/2006 00:00 au 11/12/2006 00:00
Salle : Ecole supérieure d'arts de Rueil-Malmaison
3 rue du prince Eugène
01 55 47 14 80
Ecole
RER A, station Rueil-Malmaison, puis bus 244 (arrêt G. Couturier) et 258 (arrêt Château).
Métro 1 / RER A, La Défence, puis bus 258 direction St Germain en Laye (arrêt Château)
Rueil-Malmaison 92500 France (Ile-de-France)




Texte : Ce film propose une double rencontre:
Madame Conception Montané dite Conchita,petite couturière espagnole à la retraite,me raconte sa traversée du 20e siècle. Condamnée à 20 ans de prison pour faits de
résistance sous Franco, elle fuit Barcelone pour Paris où elle tombe amoureuse d’un artiste espagnol.
Le Forum Universel des Cultures Barcelona 2004, événement festif d'action et de réflexion sur la diversité et la paix, permet l’ancrage de son témoignage dans
l’actualité et croise son histoire avec la grande Histoire.
C’est d’ailleurs tout naturellement qu’elle s’est invitée à ce Forum sans céder aux polémiques qui ont accueilli l’événement
à l’époque.

J’ai connu Conchita «Villa Léone»,dans cette petite allée du XIVe arrondissement de Paris, dans laquelle j’ai grandi. C’était notre voisine d’en face; à l’époque elle vivait avec le peintre Rufino Ceballos. Dès que j’ai su marcher, j’allais chez elle, attirée par les grosses pommes rouges qu’elle faisait reluire avec amour pour les natures mortes de Ceballos. Après la mort de Franco, elle est progressivement retournée vivre à Barcelone, sa ville, qu’elle avait dû fuir en 1944. C’est là que je l’ai
filmée en 2004.
J’ai toujours gardé des liens avec elle et je vais la voir régulièrement. Il y a une quinzaine d’années, lors d’un de mes séjours, elle m’a raconté les circonstances et les raisons de son
exil. Racontée par elle, sa vie était passionnante, avec ses rebondissements et ses anecdotes. Pour finir elle m’a dit qu’elle s’étonnait que finalement personne ne parle jamais du rôle des
femmes dans la résistance espagnole. C’est la raison pour laquelle j’ai eu envie de faire ce film.
Camille Virolleau



Mots-clés : arts visuels, art contemporain
Inséré le : 07/12/2006 12:44